QUI ETAIT JEAN ANTOINE OGEZ?  

WHO WAS JEAN ANTOINE OGEZ? 

Jean antoine Ogez est né, d'après les Archives de Paris, le 20/1/1786 à Paris. Son père est Antoine Simon Ogez, né en 1759 à Villers Bocage près d'Amiens (Somme), arrivé à Paris en 1778, marié à Renée Aubry en 1781, bijoutier; il réside jusqu'en 1810 environ dans le quartier du Temple, puis rue Saint Martin  près de l'église Saint Merry (quartier Beaubourg). Antoine Simon se retire à Mennecy (Essonne) vers 1815, puis dans les années 1820 à Fontainebleau. Sa femme décède en 1833 et lui en 1839. Revenons à Jean Antoine: Il s'est marié le 12/6/1813 à Paris avec Madeleine Sargine Rogé, âgée de 16 ans, fille de bijoutier dont il aura 3 enfants survivants (voir ci-dessous); il sera bijoutier successivement rue Saint Martin (n°88), puis galerie Vivienne (n°30) à partir d'octobre 1825 (quartier du palais royal). Il décède le 18 mai 1828 à son domicile galerie Vivienne. Il repose au Père Lachaise. Sa veuve se remariera et restera galerie Vivienne avec les enfants de Jean Antoine. Elle décède en 1858; elle repose au Père Lachaise.

Jean Antoine OgezLouis XVII - Bibliothèque nationale

 

J.A OGEZ vers 1805 -------------------->????peut-être le même à 9 ans????

Sommaire


Une étrange histoire racontée par les anciens

J'avais totalement oublié l'histoire que m'ont raconté mes grand-tantes Yvonne et Marcelle vers 1967 (j'avais alors 11 ans). Suite à des circonstances très particulières elle m'est progressivement revenue en mémoire. En 1967, j'avais jugé cette histoire complètement délirante et dénuée d'intérêt; je n'avais pas jugé nécessaire de la noter ni de la retenir. Voici :

Elle concerne Jean Antoine Ogez (un de mes ascendants); la tradition familiale veut, qu'ayant perdu ses parents, il ait été adopté par Antoine Simon Ogez. L' année de l'adoption m'a été précisée sans pour cela que je m'en souvienne aujourd'hui; il me semble cependant qu'elle se situe dans les années 1802 ou suivantes (il avait donc plus de 16 ans).

Quant à son identité antérieure on m'a donné 2 pistes:

Tout d'abord il s'agirait de Jean Antoine Baucechou natif de Roanne baptisé le 31 mai 1785 orphelin de Etienne Baucechou et de Dorothée Paillet. Les précisions farfelues suivantes m'ont été données: On l'appelait Baucechou car sa mère disait souvent "qu'il est beau ce chou".....son père s'appelait Etienne car c'était le premier martyr (je vous renvoie à votre catéchisme)...il exerçait le métier de serrurier...Le prénom de sa mère (Dorothée) résultait d'une charade (d'or-ôtée)...et Paillet est une pièce de serrurerie...Par ailleurs on me précisait que sa date de baptême avait une signification particulière qu'il convenait que je découvre seul; vous comprendrez que ces précisions farfelues avaient pour seul but de mieux imprimer ces données dans ma jeune cervelle de 11 ans.... Mes premières conclusions (évidentes) avaient été qu'il s'agissait d'une fausse identité; par ailleurs j'avais proposé à mes tantes l'identité qui se cachait vraisemblablement derrière ce personnage. Elles n'ont pas voulu faire de commentaire....et m'ont répondu qu'il fallait que je cherche plus tard par moi-même. Elles m'ont donné les précisions supplémentaires suivantes: Après avoir passé un certain temps dans un orphelinat parisien il aurait été envoyé à la campagne à Ris Orangis en "placement" puis aurait fait connaissance d' Antoine Simon Ogez qui avait de la famille dans un bourg proche, à Mennecy.

La deuxième proposition est la suivante: Il s'agirait en fait d'un garçon dénommé Jean Aubijoux, qui aurait été détenu à la prison de Bicêtre puis aurait peut être été envoyé à la Marine...Avec certains airs de mystère, elles m'avaient fait comprendre que cette piste était plus sérieuse....

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Enquête aux Archives

Depuis un an j'ai découvert l'ambiance feutrée des archives départementales, nationales, de la marine, de l'assistance publiques et des hôpitaux de Paris. Mais aussi les archives de certaines associations généalogiques. Bien que je n'ai pas encore trouvé la solution à mon problème, qu'elles soient remerciées pour leur aide et leur disponibilité.

Ces recherches m'ont permis d'éliminer la première hypothèse; ce ne fut pas sans mal, bien que résumé ci-après cela peut paraître élémentaire: Le registre des entrées de l'orphelinat de la Pitié, qui se situait à l'emplacement actuel de la mosquée de Paris, (cote EA 1110 des archives de Paris) indique l'admission en date du 3 thermidor an 3 (21 juillet 1795) d'un enfant portant exactement l'identité de Jean Antoine Baucechou (le seul écart étant que la profession de son père défunt n'est pas précisée).Il a été immatriculé sous le N° 809 et incorporé dans la classe "Socrate". Par ailleurs le registre de cette classe sous la cote EA1150 répète en déformant son état civil: Il est nommé Jean Antoine Beauchon, baptisé le 31 mai 1785 à Roanne fils de Etienne Beauchon et de Dorothée Paillet, reçu par bureau le 3 thermidor an 3; il est de plus précisé que l'enfant est transféré à Brutus le 17 Floréal an 4 (6 mai 1796). La commune de Ris Orangis avait été renommée Brutus par la république.(je vous renvoie à l'histoire de la Rome antique). Une association d'histoire locale de Ris m'a effectivement confirmé que cette commune était un "village de nourrices" où l'on plaçait les enfants le plus souvent indésirables, à la campagne.....Sorti de ces trouvailles aux archives de Paris, je n' ai pas pu retrouver trace de l'enfant à Ris Orangis....

En prenant cette piste par l'autre bout, il suffirait de retrouver l'acte d'adoption de Jean Antoine Baucechou (ou Beauchon) par Antoine Simon Ogez. Pour cela il faut se rappeler qu'un acte d'adoption à cette époque est constitué d'un acte notarié et d'un acte de Justice de Paix au domicile de l'adoptant. Les premières lois sur l'adoption du code Napoléon (1804) étaient particulièrement exigeantes: En particulier l'adopté doit avoir plus de 21 ans (majeur) , l'adoptant doit avoir plus de 50 ans, être sans enfant légitime et avoir au moins 15 ans de plus que l'adopté!!! Au terme de l'adoption un "faux" acte d'état de naissance était alors établi. Ces conditions seraient alors réunies pour J.A Ogez à partir de 1807 (ou 1809) à l'exception de celle sur l'absence d'enfants légitimes, Antoine Simon Ogez ayant déjà 3 enfants. Il y a donc 2 possibilités: Soit l'adoption s'est faite avant 1804, soit il y a eu une entorse au code civil. Dans les faits, les archives de la justice de Paix des anciens 6ème et 7ème arrondissement (quartiers du Temple et de Beaubourg) ne m'ont rien révélées concernant une éventuelle adoption par Antoine Simon Ogez

Finissons en avec Jean Antoine Baucechou (ou Beauchon): Ce ne fut pas sans mal que j'ai obtenu une photocopie du registre des baptêmes de Roanne. Il a effectivement existé !!! sous le nom de Jean Antoine Beauachon fils d'Etienne Beauachon grammairien, et de Dorothée Paillet baptisé à Roanne le 31 Mai 1785. Exit la 1ère hypothèse. Les vieilles Tantes s'étaient bien moqué de moi. Précisons cependant ce qui pouvait éventuellement se cacher derrière la date de son baptême: Le 31 Mai était sous l'ancien régime et sous la restauration la fête de Sainte Perrine (ou Pétronille) patronne des Rois de France. nota: De nos jours, à cette date on célèbre la Visitation .

Examinons le second Système (comme aurait dit Alexandre Dumas):

Rappelons: Il s'agirait en réalité d'un garçon dénommé Jean Aubijoux qui aurait été détenu à la prison de Bicêtre puis aurait peut-être été envoyé à la Marine.

Voici ce que nous révèlent les Archives nationales (CARAN) et la cote F16-101/3 relative à la prison de Bicêtre: Ce carton contient outre des demandes d'assouplissement de peines et autres archives judiciaires, un mémoire daté de ventôse an 3 (février 1795) qui liste les enfants détenus à la prison propres à servir dans la Marine. Il vient: Jean Aubijoux 12 ans, Noyat Jean-baptiste 11 ans, Rouve Jean-Baptiste 10.5 ans, et 13 autres enfants de 13 à 16 ans qui ne peuvent pas avoir de rapport avec notre affaire vu leur âge. Ce recensement fait suite à la loi du 26 frimaire an 3 (16/12/1794) qui met à la disposition de la commission de la Marine tous les jeunes gens de 16 ans et au dessous "volontaires?", détenus par jugement de police correctionnelle, et ceux du même âge non encore jugés (cf cote D1K1/10 archives de Paris). Les 16 enfants ont été conduits au dépôt de la Marine par l'Intendant de la prison le 14 mai 1795 (25 floréal an 3); on notera que la lettre qui retrace ce fait est absente de la cote!!... Seule une note d'archiviste en décrit succinctement le contenu.

Voici donc l'enquête dans une impasse... En apparence!!! Car il existe au CARAN des listes alphabétiques sur microfiches des détenus dans les prisons parisiennes de l'an 2 à 1815. Or, ces listes révèlent un autre Jean Aubijoux détenu à la prison du Plessis à Paris en l'an 4. La cote référencée (F7-3301), précise que Jean Aubijoux entre en prison le 4 novembre 1795 (13 brumaire an 4) suite à une tentative de vol de portefeuille, qu'il est natif de Soullière département du Cantal, âgé de 12 ans, et exerce l'activité de commissionnaire. Son signalement est indiqué: Taille de 4 pieds 4 pouces (1m 40), cheveux et sourcils châtains foncés, front bas, yeux gris, nez ordinaire, bouche moyenne, menton court, visage rond. 

Que dire de cet homonyme avec le petit prisonnier de Bicêtre....Le hasard n'est pas possible! Même âge, même nom, et ayant des démêlés avec la justice à la même période: Il faut en conclure que c'est le même personnage et qu'il n'a jamais été engagé dans la Marine. Par ailleurs son signalement permet d'affirmer qu'il ne s'agit pas de Jean Antoine Ogez qui de toute évidence avait les cheveux clair et n'avait pas le front bas (voir miniature de gauche). Il ne s'agit pas non plus de l'enfant dont une gravure est donnée ci-dessus à droite, car chacun sait qu'il était blond. Le "second système" est donc rejeté.

Que nous reste t-il ?

Les 2 hypothèses semblent donc fausses. Malgré ce qui précède, je propose de reprendre et d'approfondir la première:

Mes recherches m'ont permis de retrouver Etienne Beauachon à Paris en 1793: En effet, il a été nommé commis au bureau de la Bibliographie Générale le 19 mars 1793, sur recommandation de François-Urbain Domergue, célèbre grammairien de l'époque et chef de ce bureau. Le Bureau de la Bibliographie dépend directement du Comité d'Instruction Publique, équivalent de notre ministère de l'Education nationale d'aujourd'hui. Son objectif est d'effectuer l'inventaire au niveau national des bibliothèques ainsi que des "biens déclarés à la disposition de la nation" - possession de l'église étatisée et des nobles émigrés. Ceci dans le but d'organiser une bibliothèque nationale et des bibliothèques départementales. Le bureau est constitué de 12 commis, d'un chef de bureau et de deux commissaires (députés de la convention). Il a été fondé en 1792 et dissous en mars 1796 par le Directoire sur un constat d'échec. Cependant son travail est resté fameux par le fait que les inventaires étaient réalisés sur des cartes à jouer!!!

La suite de cette enquête m'a amenée à m'intéresser au grammairien Domergue; l'étude attentive de sa biographie, résumée ci-après, m'a suggérée un scénario possible d'évasion de la prison du Temple du dauphin fils de Louis XVI.

 


François-Urbain DOMERGUE -Le grammairien patriote-(1745-1810)*

  • Né en 1745, d’un père apothicaire, Domergue fait ses études à Aubagne, puis au collège des oratoriens de Marseille. Devenu professeur de grammaire à Lyon, il épouse la fille d’un chirurgien et fait paraître en 1778 la première édition de sa « grammaire française simplifiée ». En 1784, il fonde, toujours à Lyon, le « Journal de la Langue française ».
  • Domergue arrive à Paris vers 1790 pour des motifs d’ordre linguistique et politique.
  • Il fait reparaître son « Journal de la langue française» en 1791 jusqu’au 24 mars 1792….puis l’interrompt pour le reprendre à partir du 20 janvier 1795 jusqu’au mois d’août de la même année.
  • Domergue fonde le 31 octobre 1791, « la société des amateurs de la langue française », première société linguistique qui ait existé en France, qui se réunit chaque semaine. Parmi les 150 inscrits on compte les personnages célèbres suivants: Condorcet, Fabre d’Eglantine, Collot d’Herbois, Madame de Beauharnais, Boissy d’Anglas, Brissot, Clootz, Madame de Condorcet, Dugazon, Robespierre, Le docteur Saiffest !!!(très certainement Seiffert). On ne sait pas exactement combien de temps cette assemblée s’est réunie: Au plus tard jusqu’en mars 1794.
  • Sans être franc-maçon, Domergue semble entretenir des relations avec la loge des Neuf soeurs de Paris (dont Voltaire était devenu membre quelques semaines avant sa mort) ; sa salle de réunion se situait juste au-dessus de l’appartement qu’il occupe rue Dauphine. Déjà à Lyon , Domergue avait eu certains contacts avec les francs-maçons.
  • Il a été nommé le 22 octobre 1792 en qualité de « Commis » au Bureau de la Bibliographie générale par le Comité d’Instruction Publique. Quelques jours plus tard, le 2 novembre 1792, il accède au poste de « chef du bureau de la bibliographie ». A ce titre il perçoit un salaire correct de 150 livres par mois.
  • Le Comité d’Instruction Publique lui demande, le 9 brumaire an 2 (30 octobre 1793) de présenter un rapport sur la bibliographie qu’il lit le 21 brumaire (11 novembre). De son côté, l’abbé Grégoire présente à la convention nationale son « rapport sur la bibliographie » le 22 germinal an 2 (11 avril 1794). En fait, l’auteur du premier rapport est l’inspirateur du second.
  • A la suite de son rapport sur la bibliographie, des différends paraissent avoir surgi entre son auteur, le Comité d'Instruction Publique et les autres commissaires; ils ont pour conséquence sa destitution du poste de premier commis (chef) du bureau de bibliographie générale en vertu d’un arrêté du 17 ventôse an 2 (7 mars 1794). Il est remplacé par Bardel….Une des raisons possibles de son limogeage est sa tendance hébertiste et ses activités journalistiques et politiques en rapport. On peut aussi supposer dans la continuité de notre scénario (voir ci-dessous) que Robespierre a voulu le décharger de cette fonction pour mieux s’occuper du Dauphin.
  • Après son licenciement professionnel en mars 1794, Domergue se trouve « réduit à une grande gêne » à laquelle va remédier en partie un subside du gouvernement. En effet le 19 messidor an 2 (7 juillet 1794) –( donc avant thermidor et la mort de Robespierre)- le comité d’instruction publique charge Henri Grégoire, évêque constitutionnel de Blois, de faire un rapport sur les récompenses et les moyens de subsister à accorder aux savants et aux gens de lettres que l’âge, les infirmités et le défaut de fortune ont laissé sans ressource » qu’il soumet à la convention nationale le 17 vendémiaire an 2 (8 octobre 1794). Le 14 nivôse an 3 (3 janvier 1795) Domergue se voit attribué la somme de 2000 livres.
  • Le 8 mars 1794, il est nommé professeur de langue française par le Comité d'Instruction Publique à l’institut de l’Egalité (actuellement Lycée Louis-Le-Grand), puis professeur de grammaire générale à l’Ecole centrale des Quatre-Nations ( actuelle bibliothèque Mazarine) à partir du 19 octobre 1795.
  • Nommé membre de l’Institut dès son ouverture en décembre 1795.
  • En l’an VIII (année scolaire 1799-1800), Domergue se fait remplacer pendant huit mois par le citoyen Brun dans ses fonctions d’enseignant, en raison d’une « longue maladie », ce qui entraine quelques problèmes pour le règlement de son traitement.
  • Nommé à l’Académie française en 1803.
  • Mis en retraite des professeurs en 1805 ; on apprend qu’il a perdu cette année la somme importante de 10000 francs.
  • Décède à Paris en 1810.
  • Domergue poète : Domergue débuta dans la carrière des lettres, en 1771, par un poème, « Eléazar » qui n’était pas de nature à lui faire une grande renommée, mais qui fut publié dans la Feuille littéraire de Lyon et mentionné dans presque tous les dictionnaires bibliographiques. Pourtant s’il est un excellent grammairien, c’est un assez piètre poète : Boinvilliers, autre grammairien distingué écrivait de lui : « Ce qui fit un grand tort à sa réputation de grammairien, ce fut la manie qu’il avait d’écrire en vers, lorsqu’il pouvait se faire un nom distingué dans la science utile à laquelle il avait consacré toutes ses veilles »….( n’oublions pas, qu’à chaque génération, la journée de clôture des épreuves que subit le « roi à l’envers » est consacrée à la poésie : Comprenne qui pourra ! – pour plus de précisions voir la page « coming out » du site).

    * cette courte biographie est issue de « François-Urbain Domergue – Le grammairien patriote (1745-1810) » par Winfried Busse et Françoise Dougnac édité par Gunter Narr Verlag Tübingen en 1992.

     


    SCENARIO D’EVASION DE LA PRISON DU TEMPLE :

    On note que Domergue est un républicain intransigeant par ses déclarations : « le mouvement révolutionnaire qui a renversé le trône, l’encensoir et nos gothiques tribunaux, doit s’imprimer à toutes nos institutions. C’est dans le moule républicain qu’il faut jeter tous les établissements de la république etc. Et plus loin : Quand on a formé le projet de la bibliographie française, nous avions le triple malheur d’être opprimés par un roi, d’être égarés par des prêtres, d’être enlacé dans les filets inextricables de la jurisprudence romaine et de la jurisprudence coutumière ». Dans ces conditions, on voit difficilement comment Domergue, le grammairien patriote, aurait pu adhérer à un projet en faveur du fils de Louis XVI enfermé à la prison du Temple….

    Cependant, son obsession pour éduquer a pu le pousser à imaginer de faire bénéficier de sa science le jeune Dauphin, prisonnier de l’inculte Simon. Il a pu faire partager cette idée avec quelques membres de sa « société des amateurs de la langue française » , dont Robespierre. L’idée a peut-être germée en même temps dans ces deux esprits qui avaient des positions proches en terme d’éducation du peuple** ( On notera au passage que la présence dans cette société du docteur Seiffert, auteur de « Robespierre der republikaner », confirme qu’il connaissait bien Maximilien et assoit la thèse de son ouvrage (voir page du site « Louis et Maximilien-un livre de Marcel Jullian »)).

    On suppose donc que Robespierre, Domergue et quelques autres décident de faire sortir le Dauphin du Temple ; cela fut fait vraisemblablement en janvier 1794, d’une façon que nous ne connaissons pas, mais ce point n’est pas essentiel. Domergue fait appel à un de ses adjoints au bureau de la bibliographie, Etienne Beauachon, grammairien lui aussi, pour garder le jeune garçon une fois sorti de sa prison, en prenant toutes les dispositions pour que personne ne puisse voir, ni rencontrer l’enfant. Une deuxième période d’enfermement, mais hors du temple, est donc vraisemblable. Tout ceci est très délicat pour ces hommes, car ils risquent leur tête. Robespierre a vraisemblablement pour dessein de faire instruire le Dauphin par Domergue et Beauachon, puis lorsque le moment sera propice, de le faire apparaître au grand jour, en se proclamant lui-même « régent » d’une monarchie républicaine…Malheureusement, si j’ose dire, Robespierre est éliminé par la révolution Thermidorienne et son projet avec lui.

    Domergue ne sait plus que faire de l’enfant qui est devenu extrêmement encombrant. Il décide donc avec ses complices, dont Beauachon, de le placer en orphelinat en prenant toutes les précautions nécessaires : Tout d’abord, faire en sorte que le substitué du Temple meurt… Pour cela on fait placer au Temple un enfant débile, malade et en fin de vie. Une fois le substitué décédé, envoyer de force le Dauphin en orphelinat, avec des éléments (documents ou témoins) prouvant qu’il est le fils de Beauachon décédé. Le Dauphin ne pourra évidemment pas clamer son identité puisqu’il est officiellement mort !! Pourtant dans une ultime bravade, il annonce s’appeler Baucechou (« beau ce chou »)quand on lui demande son nom !!! Ce faisant, il laisse comme une preuve de sa réelle identité dans les archives…

    Pour que ce scénario soit crédible, Beauachon, sa femme et leur fils légitime doivent impérativement disparaître: En province ? A l’étranger ? En faisant changer leur nom ? Dans les faits on ne retrouve pas de trace de Beauachon après 1794.

    ** voir à ce sujet « les idéologues » de Winfried Busse et Jürgen Trabant page 333 publié en 1986 chez John Benjamins Publishing Company

    "Tradition familiale": La collaboration d’Etienne Beauachon, d’Urbain Domergue et de Maximilien Robespierre pour l’évasion du dauphin Louis XVII ne repose pas seulement sur des associations de faits trouvés dans des actes d’archives ; elle fait partie de la tradition familiale Ogez et m’ a été rapportée dans mon enfance par mes deux grand-tantes nées en 1878 et 1888. Ce récit m’est revenu en mémoire progressivement, au fur et à mesure de l’avancement de mes recherches aux archives. Curieuse chose que la mémoire !

     


    AUDIENCE AVEC LE NONCE DELLA GENGA EN 1814 :

    Après l’abdication de Napoléon Bonaparte en 1814 et le retour du pape Pi VII à Rome, l’église se réorganise. Le puissant cardinal Consalvi retrouve son poste de secrétaire d’état (qu’il avait quitté 8 ans auparavant, exilé par Napoléon) et est nommé le 17 mai 1814 envoyé extraordinaire auprès des alliés. Monseigneur della Genga, archevêque de Tyr et futur Léon XII est quant à lui, nommé le 7 mai 1814, nonce extraordinaire auprès du roi de France et chargé de le féliciter de son accession au trône en lui remettant des lettres de la part du pape.

    Suivant la chronique orale familiale, c’est lors de cette mission de Mgr della Genga à Paris que Jean Antoine Ogez demanda une audience et l’obtenu. Le contenu précis de leur discussion est inconnu, cependant il est très probable qu’il a cherché à convaincre le nonce de son origine (Louis XVII, fils de Louis XVI). C’était en effet une occasion unique pour Jean Antoine Ogez de pouvoir contacter le représentant d’une autorité « au-dessus des rois » pour essayer de se faire reconnaître et peut-être rétablir ses droits.

    Un événement singulier, rapporté par la plupart des biographes de Léon XII, doit être ici rappelé : Lors d’une cérémonie officielle à Paris en présence de nombreuses personnalités, le cardinal Consalvi s’en est pris verbalement très violemment à Mgr della Genga, tant et si bien que le secrétaire du cardinal, qui était présent, fut ému au point de verser des larmes ! della Genga ne répondit pas un mot à tant de violence. Les différents ouvrages avancent comme cause un problème de préséance entre les deux hommes ou un désaveu de della Genga par le cardinal Consalvi à représenter les intérêts du Vatican durant les négociations. Une autre explication peut-être avancée (elle est plausible mais aucun écrit ne vient la valider) : En fait le nonce, convaincu par Jean Antoine Ogez, a tenté de rallier en vain le cardinal à sa cause pour faire apparaître la vérité au grand jour et donc désavouer Louis XVIII. Après cette sévère altercation, della Genga est tombé malade, s’est cloitré dans une maison de l’Eglise à Montrouge et n’a pas voulu reparaitre à la cour, puis est retourné en Italie.

    Il est avéré que Jean Antoine Ogez a manifesté toute sa vie une immense admiration pour Mgr della Genga, puis pour le pape Léon XII qu’il est devenu. Il a d’ailleurs choisi Léon et Léontine pour deuxième prénom de deux de ses enfants : Catherine Léontine née en 1827 et son 2ème fils Etienne Léon né en 1821 – soit 2 ans avant l’élection (28 septembre 1823) de Léon XII ! Cette contradiction apparente est possible si on imagine le dialogue suivant entre les deux hommes en 1814 :

    J.A Ogez : « Maintenant que vous êtes convaincu de mon origine, que pouvez-vous faire en temps que nonce du pape ? »

    della Genga : « Je ne peux pas faire grand chose car je dois suivre mon ordre de mission donné par le pape, cependant je vais tenter de parler au cardinal Consalvi. »

    Il s’en est suivi l’altercation fameuse…

    Lors d’un nouveau contact entre J.A Ogez et della Genga :

    J.A Ogez : « Mgr, le cardinal Consalvi vous a désavoué ; que pouvez-vous faire maintenant ? »

    della Genga : « Rien, absolument rien, je vais rentrer à Rome dans les prochains jours, cependant je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir si je suis, un jour, amené à diriger cette Eglise… Et Jean-Antoine, je vais vous faire une confidence : dans ce cas très improbable, je fais ici le serment, que vous serez seul à connaître, de porter le nom de Léon ; en effet, le pape Léon XI, Octavien de Médicis, mort en 1605, a été le protecteur de ma famille et à permis son élévation. » (ce dernier fait est parfaitement attesté).

    les années ont passées et effectivement Mgr della Genga a été élu pape sous le nom de Léon XII. Quelques temps après son élection, lors d’une audience, le cardinal Consalvi a tenu à donner des recommandations de politique au nouveau pape en six points (par ordre d’importance décroissante) :

    1) Tout d’abord devenir l’ami le plus intime du frère du roi Louis XVIII, futur Charles X.

    2) Se méfier des Bonaparte.

    3) Organiser un Jubilé en 1825.

    4) Se préoccuper de l’Amérique du sud.

    5) Se préoccuper de la Russie.

    6) Se préoccuper de l’Angleterre.

    Le premier point est bien singulier, d’autant plus qu’il est en haut de la liste : Consalvi ne rappelle-t-il point ici à della Genga qu’il ne doit en aucun cas s’occuper de J.A Ogez, malgré sa promesse ?

    Dans les faits, Léon XII ne s’est aucunement manifesté; cependant la famille Ogez a longtemps cru a une future intervention du Vatican. En particulier Jean Antoine fils ( qui a aussi prénommé sa fille Léonie en 1850).

    Pour des raisons que j’ignore, la famille Ogez a quitté la capitale aux alentours de 1890 pour s’installer à Versailles rue de la paroisse (n°14). Elle a peut-être enfin compris que rien ne viendrait jamais de l’église catholique; tous ses membres se sont convertis à la religion réformée à la même époque…

     


    DERNIER CHAPITRE: 1873- 2010

    (pour la suite RO = René Ogez)

    1er évènement :

    Le 27 octobre 1873, dans une lettre publiée par le quotidien royaliste L’Union, le comte de Chambord fait savoir qu’il conserve comme idéal la monarchie chrétienne, et qu’il ne consentira jamais à « devenir le Roi légitime de la Révolution ». Dès lors la restauration devient inenvisageable…..Le vice-président du conseil des ministres, de Broglie, fait adopter en novembre 1873, une solution permettant de sortir du provisoire sans supprimer tout espoir de restauration : Les pouvoirs de mac Mahon sont prolongés pour 7 ans (ce qui laisse à la famille monarchiste le temps de tenter de trouver une solution).

    cf « La France au XIXème siècle » par D.Barjot, JP. Chaline et A. Encrevé aux Presses Universitaires de France.

    2ème évènement :

    La loi du 26 juin 1886 promulgue l’exil des prétendants au trône Orléans et Bonaparte.

    Hypothèse :

    Il est probable que RO ait été contacté par des représentants du gouvernement entre ces 2 dates: Octobre 1873 et juin 1886 ; la fenêtre est large : 13 ans. Pour des raisons que je ne veux pas préciser ici, je considère que RO a été contacté entre 1878 et 1886 ( il avait entre 30 et 38 ans).

    Contact :

    La tradition familiale affirme qu’une proposition incroyable a été faite à RO : « Restaurer la monarchie constitutionnelle à la place du comte de Chambord qui l‘avait refusée ». Je pense que les conceptions politiques de RO n’y étaient pas opposées, mais il a considéré, pour des raisons qui ne regardent que lui, qu’il n’était pas capable de remplir cette fonction… en particulier à cause de son éducation sommaire qui lui posait problème… Cependant, il lui a été proposé de participer aux décisions les plus importantes de l’Etat de façon anonyme tout au long de sa vie ; il a accepté cette solution !! On pourrait disserter des pages et des pages sur cette situation qui prévaut encore de nos jours...ce n’est pas le but de ces quelques lignes. Prenant acte de son refus de relever officiellement la monarchie, il lui a été proposé de faire passer une sorte d’examen à l’ainé de ses descendants à chaque génération, dans leur 40ème année, pour évaluer leur capacité à remplir la fonction « suprême» qu’il avait refusée suite à son aveu d’incapacité. Il a accepté cette solution qui perdure encore de nos jours…. Bien évidemment, l’examen est organisé - par notre république jacobine- de façon à faire échouer de façon certaine le prétendant…mais en final on lui propose la même prérogative que celle acceptée par RO . J’ai moi-même vécu cette épreuve en 1996 (voir la page « coming out » où je me suis largement défoulé).

    Les 3 filles de RO, et en particulier Yvonne, ont, par la suite, violemment reproché à leur père d’avoir si mal négocié avec les représentants de la 3ème république…Et ce jusque sur son lit de mort en 1926…

    Mais pourquoi avoir choisi René Ogez ?

    Tout d’abord parce qu’il est légitime, et qu’une majorité du corps politique veut une restauration après 1870. En second lieu parce qu’il ne constitue aucun danger: en effet sa famille a peu de relations, pas de réseau dans la société, et n’est donc pas susceptible de renverser le pouvoir officiel (on n’a pas oublié le coup d’état de Napoléon III). Enfin, c’est une occasion de voir se réaliser le rêve de Robespierre: Une monarchie républicaine (voir la page « Louis et Maximilien de Marcel Jullian »), mais qu’on ne veut pas officialiser en raison de l’argument précédent...

    Nota : L’histoire de René Ogez, et de ses descendants a été transposée dans un ouvrage allégorique qui se déroule aux temps des mythologies: Il s’agit de « l’Etrusque » de Mika Waltari paru en 1955…Le parallèle est très net dans les derniers chapitres.

    Que s’est-il passé depuis cette époque ?

    Quelles décisions heureuses ou tragiques ont été prises par René, puis sa fille Renée ? Je ne le sais pas et d’ailleurs je préfère ne pas le savoir: la première moitié du XXème siècle a été témoin de tant de drames… Pour la suite, j’ai été témoin (et même acteur, dans un des cas), dans mon enfance, d’avis donnés qui ont conduit à des décisions avec un impact important sur la société française: Mon premier souvenir très précis, les accords d’Evian en 1962; plus tard en 1967 le fameux « Vive le Québec libre » prononcé par de Gaulle au balcon de l’hôtel de ville de Montréal; en 1968, le départ soudain du général de Gaulle pour Baden-Baden. Puis, plus rien dans les années 1970 et 1980… jusqu’en 1995 où mes débuts ont été difficiles: toute une éducation à faire.

    Nous devons nous efforcer maintenant de placer quelques touches de peinture sur une toile pointilliste déjà bien avancée. Le choix de la couleur dépend des circonstances; le maintien de l’harmonie d’ensemble est essentiel. Le tableau présente encore des défauts que personne ne sait aujourd’hui atténuer; j’ai confiance en ceux qui nous succéderont pour inventer de nouvelles couleurs qui les corrigeront. La toile prendra ainsi de la valeur au cours des années…en espérant qu’elle ne finisse jamais dans un musée.

    et puisque tout doit finir en poésie, nous pouvons aussi écrire :

    Nous nous efforcerons maintenant de placer
    sur une toile pointilliste déjà bien avancée
    de notre palette quelques touches de peinture
    dont la couleur reflètera la conjoncture.

    Mais l’harmonie du tableau devra perdurer,
    même si personne ne sait aujourd’hui atténuer
    les défauts du passé qui subsistent aux ans
    et qui sont la cause de beaucoup de tourments.

    Nous sommes confiants en ceux qui nous succéderont
    pour créer les couleurs qui les corrigeront.
    Ainsi la toile au cours des ans prendra du prix
    et durera encore plusieurs milliers de vies.

     

     

     

     

    Tout cela est bel et bon, mais on se demande, dans le chapitre suivant, si la famille n'a pas définitivement perdu son honneur en 1820.

     


    Post scriptum: UNE MAUVAISE FREQUENTATION

    Une allusion sibylline de mon père à la mort tragique du duc de Berry, fils de Charles X, en 1820, où notre famille aurait été impliquée, m’a conduit à m’intéresser à son assassin, Louis-Pierre Louvel. Dans un premier temps, j’ai consulté l’ouvrage « L’histoire du procès de Louvel » de Maurice Méjean paru « à chaud » en 1820. On est abasourdi par le nombre de témoins entendus, 1200 dont 18 inculpés. Pour Méjean, il est fort probable que Louvel a eu des complicités, mais il n’y a aucune preuve et l’instruction n’en a découvert aucune… Admirateur de Napoléon qu’il avait suivi à l’ile d’Elbe, il voulait détruire tous les Bourbons qui sont pour lui l’ennemi de la France. Louvel se vanta de méditer ce crime depuis 1814.

    Aux archives nationales, sous la cote F7-6745, on relève qu’un certain Charon, ouvrier orfèvre à Paris chez M. Maisonhaute a été arrêté dans le cadre de l’enquête. Le motif : Non révélation de complot car il avait écrit une lettre au sieur Couvignon, employé à la préfecture du Cher, dans laquelle il lui disait qu’on parle de révolution ..etc. Il est singulier de savoir que Bonaventure Maisonhaute et Jean Antoine Ogez avaient des relations d’affaire ensemble et que plus tard (en 1829), M. Maisonhaute épousera Madeleine Sargine Rogé, veuve de Jean Antoine. A la réflexion, cette affaire Charon est une simple coïncidence.

    Par contre, le fait suivant que j’ai découvert en octobre 2010 est beaucoup plus troublant : Louis-Pierre Louvel est resté à l’orphelinat de la Pitié à Paris de 1791 au 1er octobre 1795. Il a donc croisé Jean Antoine Beauachon (ou Ogez) du 21 juillet au 1er octobre 1795. Jean Antoine avait 10 ans, Louvel avait 11 ans ; Jean Antoine avait perdu sa mère dans des conditions épouvantables moins de deux ans auparavant et Louvel venait de perdre son frère Claude, de 10 ans, au mois de juin décédé à l’infirmerie de l’orphelinat de la Pitié ; Jean Antoine et Claude Louvel étaient dans la même classe « Socrate » à l’orphelinat ; Jean Antoine et Louis-Pierre Louvel sont tous deux natifs de Versailles…. Il me semble donc possible voire probable que des échanges aient eu lieu entre ces deux enfants : Jean Antoine a dû lui confier son histoire.

    Enfin, beaucoup plus tard, on sait que nombreux furent ceux qui imaginèrent tout bas (voire ouvertement) que le bras du régicide Louvel avait été armé en 1820 par Louis XVII survivant et voulant se venger de son état de roi déchu sur le duc de Berry son cousin. On peut imaginer que ces deux personnages se sont revus après l’épisode de l’orphelinat et que Jean Antoine a échauffé la tête de Louvel contre les Bourbons, son ancienne famille. Mais on ne peut pas en dire plus ! Et je ne me permettrais pas de dire que Jean Antoine ait incité directement l’assassin Louvel.

     

     


    Pêle-mêle

    inventaire après décès de Jean Antoine
 Ogez 1828

    Extrait de l'inventaire après décès: "Qu'il est réclamé.........par le médecin, le montant de ses visites faites au défunt, mais qu'il lui a été remis une saucière en argent de la valeur de 158 francs qui sera à déduire sur ce qui lui revient.........A l'appui de ces déclarations , Madame veuve Ogez a représenté etc.... Et a signé après lecture M.S.ROGE " (Madeleine Sargine Rogé).

     

     


    Les descendants de Jean Antoine Ogez

    Jean Antoine OGEZ a eu six enfants dont 3 sont morts en bas âge; à savoir par ordre chronologique:

    1) Jean Antoine fils né le 24 mai 1814 à Paris décédé le 7 avril 1855 bijoutier, repose au Père Lachaise (descendance: René et Léonie)

    2) Eugénie Renée née le 13 Juin 1820 à Paris décédée en bas âge

    3) Etienne Léon né le 2 juillet 1821 à Paris décédé le 3 juin 1889, repose au Père Lachaise (sans descendance)

    4) Louise Elisabeth née le 24 aout 1823 à Paris décédée en bas âge

    5) Elisabeth Sargine née le 24 janvier 1826 à Paris décédée en bas âge

    6) Catherine Léontine née le 15 mars 1827 à Paris (mariée à un bijoutier; descendance inconnue)

    Les enfants de Jean Antoine fils sont: René (1848-1926) qui a eu 3 filles, et Léonie (1850-1924) sans descendance; les 3 filles de René sont: Renée (1876-1965), Marcelle (1878- 197x) qui a eu un fils lui-même sans descendance et Yvonne (1888-1983) sans descendance. Renée a eu une fille Noëlle (1915-1992) sans descendance et Jean mon père. Jean a 3 enfants: Hervé, Corinne et Laurence. Ci-dessous mes 2 filles :

    La nouvelle génération - arrière
 petites filles de Renée Ogez

     

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    Les points en suspens

    - Trouver l'acte d'adoption de Jean Antoine par Antoine Simon OGEZ, soit au travers de la justice de Paix de Paris soit en recherchant l'acte notarié correspondant. Point partiellement clos : Rien à signaler dans les archives de la justice de paix de Paris.

    - Retrouver trace des enfants de la prison de Bicêtre dans les archives de la Marine.Point clos: voir ci-dessus.

    - Continuer les recherches dans la région de  Roanne : Point partiellement clos.

    -Trouver des informations concernant Antoine Simon Ogez à Paris et à Villers Bocage. Point partiellement clos : Ses ascendants sont des agriculteurs de la Somme.


    "Louis et Maximilien" un livre de Marcel Jullian

    Une nouvelle vision de la révolution française:

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    "Louis XVI" par Paul et Pierrette Girault de Coursac

    Cette biographie nous présente un Louis XVI bien différent de celui qu’on nous enseigne à l’école ; en effet, l’image du roi a été totalement brouillée par le miroir déformant des hagiographes de la révolution, par la plupart des historiens qui les ont copiés, puis qui se sont recopiés entre eux. Par ailleurs il y a toujours eu, de la part de nos élites républicaines, une nette volonté de ridiculiser, abêtir et noircir la mémoire de cet homme …Les Girault de Coursac, eux, sont retournés aux sources des archives pour mieux décrire les faits, et ils nous livrent une Louis XVI étonnant.

    Cliquez sur l'icone......................... 


    "Marie-Antoinette" un livre de Stefan Zweig

    Cliquez sur l'icone......................... 


    "Coming out"

    Cliquez sur l'icone......................... 


    Petite généalogie photographique

    Cliquez sur l'icone......................... 


    Des comparaisons étonnantes

    Cliquez sur l'icone......................... 


    Le poinçon de bijoutier de Jean-Antoine Ogez

    Le poinçon de bijoutier de Jean-Antoine Ogez


    88 rue saint Martin

    88 rue saint Martin - Paris (actuellement au n°160)


    Mises à jour depuis l'édition du 06 septembre 99

     

    Le 17 octobre 99: Les enfants de Bicêtre sont partis à la Marine le 14 mai 1795.

    Le 16 avril 00:  Jean Aubijoux ne peut pas être J.A. Ogez.

    Le 22 octobre 00: Création de la version anglaise; ajout d'une curieuse histoire de saucière.

    Le 23 août 01: Ajout de la page "Louis et Maximilien".

    Le 28 juin 02: Ajout de la page "Marie-Antoinette".

    Le 2 décembre 02: Evocation de faits récents; Quelques détails sur la miniature de J.A Ogez

    Le 29 décembre 02: Ajout de la page "Coming out" .

    Juillet 2005: Ajout de la page "Petite généalogie photographique" .

    Janvier 2008: Ajout de la page "Des comparaisons étonnantes" .

    11 octobre 2008: Ajout de la biographie résumée de François-Urbain Domergue et d'un scénario d'évasion de la prison du Temple.

    8 octobre 2009: Ajout du chapitre "Audience avec le nonce della Genga en 1814".

    25 avril 2010: Ajout du chapitre "Dernier chapitre: 1873-2010".

    Décembre 2010: Ajout du chapitre "Post scriptum: Une mauvaise fréquentation".


     

    Liens

  • Les Archives nationales françaises
  • www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/
  • GeneaNet: Base de données généalogique
  • http://www.geneanet.org/
  • Découvrir la Corse
  • http://www.allerencorse.com/
  • Découvrir la Belle Province
  • http://www.bonjourquebec.com/
  • Le cimetière du Père Lachaise à Paris
  • http://www.appl-lachaise.net/

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    Adresse de messagerie électronique
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    http://hpin.perso.sfr.fr/

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    Dernière révision : juin 05, 2011.